Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une bonne élocution.
Parmi les personnes ayant des troubles d’élocution, il y a les personnes qui souffrent du bégaiement.
Petits ou adultes, ils sont souvent victimes de moqueries et cherchent toujours des moyens pour s’en débarrasser.
Découvrez dans cet article « le bégaiement, comment s’en sortir ? », quelques conseils pour soulager les personnes qui bégayent, les parents d’enfants qui bégayent, ainsi que tous ceux qui témoignent un intérêt pour ce trouble du langage.
Qu'est-ce que le bégaiement ?
Le bégaiement est défini comme une difficulté d’élocution. Il se caractérise par un débit anormal de la parole et un manque d’aisance dans les conversations. On reconnaît souvent une personne qui bégaie par des répétitions, des hésitations, ou par la manière dont elle bute sur certains mots.
Les principales caractéristiques du bégaiement
Les personnes qui bégayent peuvent éprouver divers symptômes, qui varient d’un individu à l’autre.
Voici les caractéristiques les plus courantes :
- Répétitions : Cela peut se manifester par la répétition de sons, de syllabes ou de mots entiers, par exemple : « je… je… je veux ».
- Prolongations : Cela concerne l’allongement anormal d’un son, comme « sssssserpent ».
- Blocages : Il s’agit de pauses involontaires où la personne essaie de parler mais semble incapable de produire un son .
Les causes du bégaiement
Le bégaiement peut avoir diverses causes. Entre autres, l’anxiété, l’angoisse, des antécédents familiaux, des situations familiales compliquées, des traumatismes, et un terrain génétique.
Il faut noter que les personnes atteintes de bégaiement nourrissent souvent des fantasmes et des idées qui ne sont pas toujours vraies.
Quel que soit l’objectif que l’on se fixe et le domaine qui est concerné, il est important de connaître la raison pour laquelle vous souhaitez vaincre le bégaiement.
Et avoir conscience qu’il est important de travailler tant sur les techniques de parole, que sur l’inconscient.
Le bégaiement peut avoir plusieurs causes, parfois complexes et interconnectées :
- Facteurs génétiques : Le bégaiement peut être héréditaire. Si un parent ou un grand-parent bégayait, il est possible qu’un enfant hérite de cette prédisposition .
- Facteurs neurologiques : Des études montrent que des différences dans le fonctionnement de certaines zones du cerveau, notamment celles impliquées dans la parole, pourraient contribuer au bégaiement .
- Facteurs environnementaux et émotionnels : Des événements stressants, des traumatismes, ou un environnement familial tendu peuvent également être des facteurs aggravants. Les situations sociales ou émotionnelles peuvent exacerber les symptômes .
Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – Rapports sur les troubles du langage et l’impact global du bégaiement.
Les désirs des personnes qui bégayent
Il est important de noter que les personnes qui souffrent de bégaiement ne se résument pas à cette caractéristique. Il serait erroné de définir une personne uniquement par son bégaiement. En effet, les bègues ne bégayent pas dans toutes les situations. Par exemple, lorsqu’ils sont seuls, beaucoup d’entre eux parlent de manière tout à fait normale. De même, il arrive qu’ils s’expriment sans difficulté lorsqu’ils interagissent avec des proches en qui ils ont confiance .
Comprendre la fréquence et l’intensité du bégaiement
Si vous souffrez de bégaiement, il est utile de vous poser deux questions simples :
- Quelle est votre fréquence de bégaiement ?
- Combien de temps passez-vous à bégayer au quotidien ?
- Si vous estimez que vous bégayez à 50% et près de la moitié de votre temps, retenez que vous ne devrez pas être appelés bègues car vous ne l’êtes qu’à moitié. Autrement, vous avez une part de normalité en vous et avec des efforts, il est même possible que votre bégaiement régresse.
- L’autre conseil pour vous, est de ne point envier la fluidité de ceux qui vous entourent. En effet, à cause des moqueries, critiques et parfois des humiliations dont ils font l’objet, les bègues aspirent et rêvent d’avoir la fluidité d’élocution des personnes « normales ». Et pour cause, ils pensent à tort que ces dernières n’éprouvent pas de difficultés à prendre la parole en public ou à s’adresser au public. Pour les bègues, les normaux parlent normalement et ils sont très décontractés lorsqu’ils doivent paraître.
Ces réponses vous aideront à mieux comprendre l’impact du bégaiement sur votre vie et à évaluer la meilleure approche pour le gérer .
Halte aux idées reçues !
Beaucoup de mythes entourent le bégaiement et la parole en général. Voici quelques-unes des idées fausses les plus répandues :
1- Prendre la parole en public est facile pour ceux qui n’ont pas de troubles d’élocution
On croit souvent que seules les personnes qui bégayent ont peur de parler en public. Pourtant, la peur de prendre la parole en public est l’une des phobies les plus courantes. Même des orateurs chevronnés, qui paraissent à l’aise devant une foule, ressentent souvent de l’anxiété avant de monter sur scène. Certains éprouvent des symptômes physiques comme des nausées ou des insomnies. D’autres doivent faire face à des blocages mentaux ou émotionnels .
Cela montre bien que maîtriser son bégaiement ne signifie pas se libérer totalement de l’anxiété liée à la prise de parole en public. Ce sont deux aspects distincts à travailler .
2- Il existe une élocution parfaite
Un autre mythe courant est de croire que ceux qui parlent sans bégayer s’expriment toujours parfaitement. La réalité est bien différente. Même les grands orateurs utilisent des mots de remplissage comme « euh » ou « en fait », ou se répètent. Ces petites imperfections passent souvent inaperçues, car les locuteurs ne cherchent pas à les cacher. Elles sont intégrées de manière naturelle dans leur discours .
Pour les personnes qui bégayent, il est essentiel de ne pas se fixer comme objectif une « élocution parfaite ». L’important est d’améliorer son aisance et de réduire les blocages sans chercher à éliminer toutes les imperfections .
3- La fluidité n’est pas la solution à tous les problèmes d’élocution
C’est un fait que les bègues ont des difficultés d’élocution. Mais si vous faites partir de ceux qui pensent qu’il vous suffira d’arrêter de bégayer pour que tous ces problèmes disparaissent, détrompez-vous. Pourtant, la fluidité n’est qu’une partie de l’équation. Une bonne communication dépend aussi de la confiance en soi, de la maîtrise du stress, et de la capacité à exprimer ses idées clairement .
Comment améliorer son élocution malgré le bégaiement ?
Améliorer son élocution est un processus qui demande du temps, de la patience, et des efforts constants. Voici quelques stratégies qui peuvent vous aider à mieux gérer votre bégaiement.
1- Travaillez sur votre respiration
La gestion du souffle est essentielle pour améliorer votre élocution. Des exercices de respiration peuvent vous aider à mieux contrôler le flux d’air lors de la parole et à éviter les blocages. Essayez de pratiquer la respiration abdominale, qui permet d’utiliser pleinement vos poumons et de réduire la tension dans la gorge .
2- Pratiquez la parole en douceur
La technique de la parole douce consiste à parler plus lentement et de manière délibérée. Cela peut réduire la pression de devoir parler vite et vous donner plus de temps pour penser à chaque mot. Vous pouvez vous entraîner en lisant à haute voix, en vous concentrant sur une diction claire et détendue .
3- Faites appel à des techniques de relaxation
Le stress et l’anxiété aggravent souvent les symptômes du bégaiement. C’est pourquoi il est important d’apprendre à se détendre avant de parler. La méditation, la pleine conscience, ou des exercices de relaxation peuvent aider à calmer l’esprit et à réduire les tensions physiques .
4- Utilisez la thérapie comportementale et la PNL
La thérapie comportementale et la programmation neuro-linguistique (PNL) sont des approches reconnues pour améliorer l’élocution et surmonter les blocages. Ces techniques visent à modifier les schémas de pensée et de comportement qui contribuent au bégaiement .
Évitez les environnements stressants
Si certaines situations sociales exacerbent votre bégaiement, il peut être utile d’éviter, dans un premier temps, les environnements trop stressants ou compétitifs. Cela ne signifie pas fuir les défis, mais plutôt vous entourer de personnes bienveillantes et patientes pendant que vous travaillez sur vos compétences en communication .
Conclusion : Accepter et travailler sur soi
En résumé, si vous souffrez de bégaiement, la première étape pour vous en libérer est d’accepter votre situation. Le bégaiement ne vous définit pas, et avec le temps et les efforts, il est possible de réduire ses symptômes.
Cependant, rappelez-vous qu’il n’existe pas d’élocution parfaite. L’important est de progresser à votre rythme et de vous concentrer sur les petites victoires. Que vous fassiez des exercices de respiration, que vous pratiquiez la parole en douceur, ou que vous participiez à des séances de thérapie, chaque étape vous rapprochera d’une meilleure aisance verbale.


2 réponses
J’ai lu votre document. Je le trouve très intéressant.
Merci pour votre retour